1er Degré
 
  • Déclaration CGT Educ’action mesures de carte premier degré

    Madame la Directrice, mesdames, messieurs,
    Notre CTSD est consacré aux mesures de carte scolaire dans le premier degré.
    220 ETP (équivalent Temps Plein) sont attribués au Val d’Oise avec 2000 élèves supplémentaires dans le 1er degré à la rentrée 2016.
    Une approche superficielle autoriserait le satisfecit qui fut celui de la ministre lors de la publication par voie de presse, une semaine avant le CTM de décembre 2015, de la répartition académique des moyens pour la rentrée 2016. Un coup politique dans l’entre-deux tours des élections régionales. En effet, pour la première fois depuis de nombreuses années, les propositions d’attribution étaient toutes positives (à l’exception de l’académie de Caen). Quelle bonne nouvelle donc ! Et incontestable ! Qu’en est-il exactement ? Affinons l’analyse…car l’optimisme béat n’est certainement pas de mise.

    • parmi les 102 ouvertures de classes prévues, seules une trentaine sont nouvelles (70 d’entre elles ne sont que la confirmation des mesures provisoires de juin et septembre 2015)
    • parmi les 39 fermetures de classes, 29 fermetures sont des nouvelles mesures.

    La conclusion est sans appel. Le solde réel pour la rentrée 2016 étant quasi nul, dans la grande majorité des écoles, le nombre d’élèves par classe va encore augmenter ! Et c’est bien la lecture que nos collègues feront de cette carte scolaire 2016. Car ils ne sont pas dupes.
    Exit donc une nouvelle fois le premier levier de la qualité scolaire attendu par les enseignants, les parents et les élèves : les effectifs par classe.
    60 postes de BD "formation continue" vont être créés pour tenter de relancer la formation continue mais... en indiquant déjà qu’ils seront remplaçants "ordinaires" dès le 2e trimestre 2016-2017, la formation continue va vite redevenir très discontinue. Et surtout, pas un seul poste supplémentaire de ZIL prévu à la rentrée 2016, et ce dans un contexte dramatique de non-remplacements chroniques. Plus de 200 classes sans enseignant-es début février, situation hélas devenue trop classique, mais avec cette année une dégradation supplémentaire, celle de la durée des non-remplacements : parfois plusieurs semaines. Les parents d’élèves commencent à se mobiliser : à Franconville, ils manifestaient samedi 13 février quand la FCPE appelle au rassemblement au bas de notre immeuble aujourd’hui même.
    La CGT Educ’action 95 tient à redire ce qu’induit le non-remplacement, non seulement pour les élèves et les familles directement concernés, mais également pour l’ensemble des groupes scolaires, largement impactés : des flux d’élèves à répartir chaque jour, à entasser plutôt, l’annulation de programmations pédagogiques, la lassitude, la fatigue, la colère aussi. Pour les personnels, la colère de compenser sans cesse un système qui dysfonctionne. Et où prendre soin de tous les élèves est un combat de chaque instant.
    Aussi la CGT Educ’action 95 réfléchira avec les collègues aux modalités d’action et aux consignes qui s’imposent.
    Concernant les RASED, 16 postes créés (10 postes E et 6 postes G) dont on peut se féliciter ... Mais, face aux besoins réels exponentiels des écoles, c’est encore insuffisant.
    Concernant les enseignants référents, nous notons positivement le redécoupage du secteur de Garges et l’implantation sur Argenteuil, car la situation était devenue dramatique.
    Cela étant, la généralisation des dispositifs d’inclusion en lieu et place des classes d’intégration, en primaire comme au collège, l’externalisation généralisée du milieu spécialisé dans le milieu ordinaire dans un contexte de pénurie d’enseignants, de montée des effectifs, de difficultés de saisine et de traitement des dossiers par la MDPH, de réactivité dans la nomination des AVS et de grande précarité de ces salarié-es, rend caduque la pertinence réelle d’une telle politique.
    Au-delà des déclarations d’intention, intégration, oui, mais pas n’importe comment. Il faut les moyens humains et financiers. Sinon, on crée une nouvelle interface de vœux pieux, d’incompréhensions, de mal être des élèves et de leur famille, des personnels, et de conflits, à l’image des événements récents à l’école élémentaire Schoelcher de Magny, qui alertent beaucoup les collègues, quand une famille en arrive à porter plainte contre un établissement scolaire et ses enseignant-es.
    En définitive, les créations de postes ne permettent pas de rattraper les milliers de suppressions de postes de la dernière décennie et dont nous ne cessons année après année de mesurer les effets. Ce non-rattrapage est clairement voulu quand l’heure est à l’austérité. Les annonces et l’autosatisfaction n’empêcheront pas ce choix d’avoir des incidences palpables sur le terrain.
    A moins d’attendre la création de dizaines de milliers de postes sur le prochain budget, le dernier de la mandature. Et encore, en espérant que le ministère ne confonde pas à nouveau contrats aidés et précarité (AED-AESH…) avec des postes statutaires. Et que le gel continu des salaires attire encore un étudiant. Les « discussions » lancées sur la question des salaires dans la Fonction Publique se font dans le cadre du PPCR, imposé contre l’avis de la majorité des organisations syndicales. De fait, le point d’indice reste gelé et en réalité, le pouvoir d’achat des personnels continue sa dégringolade.
    La CGT Educ’action 95 n’a jamais rien attendu de ce gouvernement. Et rassurez-vous, madame la Directrice, nous n’égrènerons pas cette année l’ensemble des mesures prises contre les travailleurs et l’ensemble des chèques en blanc et des petits arrangements aux grands amis du patronat, de la finance, et des vautours de l’extraction du profit. Nous n’aurions pas assez de la journée tant ils s’empilent au quotidien.
    Quelques mots toutefois sur la politique éducative.
    Alors que sa réforme du collège continue d’être rejetée par les personnels, et après 4 journées de grève très suivies, la ministre s’obstine à imposer l’inacceptable.
    Le « collège 2016 » n’est que la dernière étape en date d’une politique qui ne varie pas de gouvernement en gouvernement ; généraliser l’autonomie libérale, imposer la concurrence entre toutes et tous, réduire l’égalité sur le territoire et refuser de donner les moyens nécessaires à la réussite des élèves.
    Cette réforme, comme celles des lycées, de l’éducation prioritaire et des rythmes scolaires, dégrade les conditions de travail des personnels et impose une École de plus en plus inégalitaire. Le socle commun et la doctrine de l’approche par compétences, comme la généralisation de l’apprentissage, accentuent une école à deux vitesses au seul service de l’employabilité et du patronat.
    La « liberté » laissée aux chefs d’établissements des collèges et des lycées dans les répartitions horaires, les programmes sur 3 ans, la régionalisation de la formation professionnelle et la mise en place à la carte des rythmes scolaires dessinent une École atomisée entre politiques régionales, municipales ou d’établissement, dans un contexte d’austérité, c’est-à-dire de transfert des coûts à l’usager consommateur, au client.
    Dans le premier degré, l’école maternelle est en première ligne des coups portés, lorsque partout les atsems deviennent la variable d’ajustement du système, malgré des classes surchargées et des nouveaux programmes qui mettent l’accent sur une pédagogie de la manipulation concrète. En un an, 50 atsems en moins sur 300 à Argenteuil, 16 sur Garges…
    Sur Pontoise, une grève unitaire impulsée par la CGT Educ’action 95, après deux rassemblements de 120 personnes, a réuni le 19 novembre dernier 85% des enseignants, 75% des atsems, un tiers des agents de cantine et d’animateurs pour revendiquer la nomination des atsems sur les ouvertures de carte de 2015, le maintien d’une atsem par classe, le rétablissement des salaires sur le temps périscolaire, des dotations par élève dignes de ce nom, des titularisations, la fin de la concurrence entre Taps et cœur de vie scolaire et périscolaire. Du fait de la mobilisation, deux atsems contractuelles ont été recrutées, 5 animateurs titularisés, des dotations annoncées en hausse en 2016.
    Si le maire annonce aujourd’hui lors d’une réunion sur la réécriture de la charte des atsems qu’il passe en force sur le redéploiement des agents, signifiant la fin d’une atsem par classe, notre organisation syndicale prendra ses responsabilités.
    Les politiques de la ville et d’éducation font la part belle à la méthodologie de projets, c’est-à-dire la « gestion axée sur les résultats », qui découle elle-même de la théorie étatsunienne de « rationalisation des choix budgétaires », expression anodine pour désigner l’intention de suppression de tout service public par privatisation et transfert aux possédants avec ou sans l’intermédiaire de l’Etat. Totalitaire en ce sens qu’il s’agit de soumettre la totalité de l’activité humaine à la logique de la marchandise. La méthodologie de projet sert à importer dans la société le fonctionnement de l’entreprise. Tout doit être rentable, tout doit s’autofinancer, tout est marchandise. Tout doit être soumis à un impératif de résultat dans une maîtrise des coûts. Tout s’inscrit dans un temps court qui rend impossible une pensée à long terme.

    Cette méthodologie de projet, de dispositifs, est bien plus qu’une méthode de rationalisation. Elle est une idéologie, un cadre de pensée. Dont il faut s’extraire d’urgence.
    Ceux qui l’introduisent dans le monde éducatif, social, culturel portent la responsabilité d’introduire l’entropie de l’entreprise privée dans notre secteur.
    La méthodologie de projet devient le fer de lance de l’évaluation des personnels, avec les personnels comme partie prenantes, comme la compétence et la reproduction sociale sont ceux de l’évaluation des élèves.
    Mais le projet tient aussi lieu d’organisation du travail. Mettant en avant en le dévoyant, le terme d’autonomie, qui devient un faux ami, pour finalement signifier adhésion individuelle, soumission volontaire et concurrence. Car ce n’est pas de l’autonomie politique, collective, émancipatrice dont il est question. Mais bien de l’autonomie contrôlée de l’individu libéral consommateur.

    La CGT Educ’action revendique :

    •  L’abrogation de la réforme du collège, mais aussi de celles des lycées et des rythmes scolaires et l’ouverture urgente d’une concertation pour une autre Ecole ;
    •  Des créations de postes en nombre suffisant pour permettre une réelle diminution du nombre d’élèves par classe et le travail en groupes à effectifs réduits ;
    •  La fin de l’autonomie libérale des établissements et des écoles, de leur régionalisation ou municipalisation ;
    •  L’abandon du tout apprentissage ;
    •  L’abandon du socle commun et de l’approche par compétences ;
    •  Une hausse de salaire pour les personnels, 400 € immédiatement pour toutes et tous, et une diminution du temps de travail. Enfin, aux côtés de dizaines d’organisations syndicales, politiques et associatives, notre organisation syndicale exige la levée immédiate de l’Etat d’urgence qui, sous couvert de combattre « le terrorisme », fait peser un danger sérieux sur nos libertés démocratiques, individuelles et collectives, sociales et politiques et participe à l’entrave et à la criminalisation scandaleuse du mouvement syndical, à l’image des syndicalistes d’Air France ou de Goodyear.

    Pour finir, nous regrettons la présence d’un légionnaire armé le lundi 15 février à 8H15 dans la cour du lycée professionnel d’Epluches à Saint Ouen l’Aumône, cherchant à parler à « un responsable de la sécurité ». La CGT Educ’action 95 demande solennellement que les forces armées, militaires comme policières, positionnées dans le cadre des mesures du plan Vigipirate n’entrent pas dans l’enceinte des établissements.

    Les élu-e-s de la CGT Educ’action 95

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  • Bilan du CTSD : Ajustement mesure de carte scolaire septembre 2015

    Le Conseil technique spécial départemental du jeudi 3 septembre avait pour ordre du jour les ajustements liés à la carte scolaire dans le premier degré. Nous avons pu constater l’augmentation provisoire de 1770 élèves, provisoire car les remontées définitives des effectifs sont pour le 23 septembre prochain. Cela implique que les pseudos moyens « supplémentaires » ne sont que des ajustements liés à la hausse démographique des effectifs dans le département...

    Vous trouverez donc en pièce jointe le tableau de ces ajustements. La CGT Educ’action est intervenue à chaque étape de la carte scolaire sur des situations pour lesquelles nous avions été sollicités.
    Et notamment pour Garges-lès-Gonesse, où la CGT-Educ’action a co-organisé une journée de grève de la maternelle au lycée sur la ville le 31 mars dernier, jour de Groupe de Travail de carte scolaire en réclamant qu’aucune fermeture ne soit actée sur cette ville.

    Au CT d’ajustement du 3 septembre, nous avons (enfin) obtenu :
    - l’ouverture d’une classe supplémentaire à l’école Moulin à Garges (REP) lors du dépassement du seuil d’effectif.
    - l’annulation de la fermeture d’une classe à l’école Romain Rolland à Garges également (REP+ à 2 sous le seuil dans un contexte de refonte des secteurs scolaires sur la ville, et notamment d’attribution de nouvelles barres de logement).

    C’est à dire ce que l’administration a dû se ranger en septembre aux arguments chiffrés et étayés de la CGT Educ’action de… mars dernier !

    Quand on fait de la « bienveillance » un maître mot des contenus de formation dans l’Education nationale en direction des élèves, on peut s’interroger légitimement sur les pratiques de l’institution à l’égard des collègues. Aura t-on permis à ces deux écoles de Garges, comme d’ailleurs de préparer sereinement leur rentrée ?

    Nous sommes également intervenus sur la situation des personnels AESH. Nous avions demandé une audience auprès de la DASEN au mois de juillet. Nous n’avions pas obtenu de réponse. C’est chose faite !! Nous attendons désormais une date pour la rencontre.

    N’hésitez pas à vous faire connaître en remplissant la fiche en pièce jointe pour que nous puissions intervenir sur votre situation.

    Fraternellement.

    Le bureau de la CGT Educ’action 95

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  • Rentrée rythmée pour le Premier Degré

    La ministre a beau répéter dans tous les médias depuis plusieurs jours que la question de la réforme des rythmes scolaires est derrière nous et que, désormais, tout est rentré dans l’ordre, la réalité du terrain est malheureusement tout autre...

    Tu trouveras ci-dessous un communiqué concernant la réforme des rythmes scolaires pour la rentrée 2015.

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