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Appel à la grève nationale et à la manifestation Mardi 14 Juin

Loi Travail, loi du Capital…RETRAIT !

Le 14 juin doit être une journée historique interprofessionnelle de grève

Le 15, on continue !

On peut gagner, on doit gagner, on va gagner !

La CGT Educ’Action 95 appelle clairement à la grève reconductible à partir du 14 juin.

D’ici le 14 Juin, vous trouverez dans la partie Documents, en bas de cet article, un documents à diffuser autour de vous.

Nous n’avons pas d’autre choix quand la loi Travail attaque frontalement un siècle de progrès social autour du contrat de travail. Quand un gouvernement s’entête à offrir en fin de mandature un tel cadeau à ses amis capitalistes.

Certes ce gouvernement n’en est pas à son coup d’essai. Après l’ANI, le CICE, l’augmentation de l’âge de départ à la retraite, les lois Rebsamen et Macron, le refus d’une amnistie en faveur de syndicalistes condamnés, le pacte de stabilité, la politique d’austérité, (donc le gel des salaires)… Des cadeaux pharaoniques au patronat et au grand Capital.

Où en sommes-nous ?

Depuis trois mois, la lutte pour le retrait de la loi Travail - loi du Capital imposée par la violence du 49.3 – est engagée dans tout le pays. Avec les salarié-es, les lycéens et étudiants qui ont clairement identifié le danger.

Après 8 journées de grève et de manifestations massives dans tout le pays, la détermination des travailleurs organisés dans le front syndical de lutte, CGT, FO, Solidaires, FSU, et les organisations de jeunesse UNEF, Fidl, UNL se renforce chaque jour. Le pic de manifestants le 31 mars a atteint 1,2 millions. Depuis, 12 mai, 17 mai, 19 mai, 26 mai…le mouvement va crescendo.

Et ce ne sont pas les provocations jaunistes du secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, qui entraveront notre détermination. Lui qui ose venir au secours de ses maîtres pour déclarer qu’il ne faut rien changer à la loi. Lui qui ne s’émeut même pas lorsque le soir du 49.3 Valls réintroduit dans sa loi des éléments qu’il avait promis à la CFDT de retirer du fait de notre mobilisation.

Le rapport de force s’élève car c’est désormais l’heure de la grève reconductible décidée à la base par les salarié-es dans la pétrochimie, les ports, les centrales EDF, de nombreuses entreprises, et désormais la SNCF et la RATP.

Le vernis des bonnes manières de la bourgeoisie s’est vite craquelé dans les médias, au gouvernement Hollande-Valls qui veut nous « apprivoiser », dans les rangs des Républicains ou dans la bouche du dirigeant du MEDEF Gattaz qui traite le 30 mai les syndicalistes de lutte de « Voyous et Terroristes »,c’est-à-dire au même niveau que les bourreaux des victimes du Bataclan, des terrasses parisiennes ou de Charlie Hebdo.

Tout ce beau monde tombe le masque et déverse sa haine de classe quand leurs profits sont un peu menacés. La CGT, pivot de cette mobilisation, est la cible privilégiée d’attaques tous azimuts d’une violence inouïe.

Seule la grève permet de rappeler que ce sont bien les travailleurs qui produisent toute la richesse. Seule la grève permet le rapport de force. Quel démenti à un Sarkozy déclarant qu’en France quand c’est la grève, plus personne n’est au courant.

Elle a permis d’arracher de avancées pour la jeunesse, et un volte-face sur les routiers après trois jours de grève, la preuve au passage que la baisse du taux des heures supplémentaires avait des conséquences réelles.

Depuis le gouvernement fait tout pour déminer la colère dans de grandes opérations d’enfumage. La recherche publique, l’ISOE des enseignant-es du primaire, etc.

Pour autant, nous pouvons et nous devons mieux faire. La grève est encore minoritaire dans les entreprises et les services publics de ce pays.

Généraliser la grève dans l’Education nationale

Nos militant-es et certains collègues en sont à 6 journées de grève depuis le 9 mars, mais ce n’est pas encore une majorité loin de là.

Nul ne doit déléguer aux collègues mobilisés, aux camarades des secteurs en grève reconductible, le soin de gagner une bataille essentielle qui concerne les conditions de travail et de vie de TOUTES et TOUS et de nos enfants. Car ce combat est bien celui du progrès social pour toutes et tous.

La solidarité financière est importante, via la constitution des caisses de grève. C’est un premier pas indispensable. Mais les grévistes de la pétrochimie, d’EDF ou des transports appellent surtout un maximum de salarié-es à les rejoindre et à partout étendre et généraliser la grève.

Le 14 juin est posée comme une nouvelle journée de grève interprofessionnelle, cette fois ci avec une manifestation nationale, c’est-à-dire la montée sur Paris de cortèges de province.

A la CGT Educ’action 95, nous mobilisons depuis le 9 mars pour ce mouvement et appelons lors de chaque journée à des AG, que nous animons en interpro quand c’est possible, comme à Cergy ou Argenteuil, grâce à notre outil de l’interpro, nos Unions Locales et notre Union Départementale.

Dans le Val d’Oise, nous avons proposé à la FSU, FO et SUD de reconstituer une intersyndicale pour amplifier le mouvement, ou pour participer au meeting que nous avons construit vendredi 27 mai à Cergy (70 participant-es). Malheureusement pas de réponses à ce jour.

A la CGT Educ’action 95, nous prenons la responsabilité d’appeler à la grève reconductible à partir du 14 juin.

Documents joints
Votation Citoyenne contre la loi Travail
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